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Karl
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MessagePosté le: Ven 27 Nov - 14:19 (2009)    Sujet du message: AZF Répondre en citant

Article du Figaro (2002), mettant en doute les théories officielles:


ed2k://|file|Révélations sur l'explosion de l'usine AZF de Toulouse.pdf|286…


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MessagePosté le: Ven 27 Nov - 14:19 (2009)    Sujet du message: Publicité

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Karl
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MessagePosté le: Ven 27 Nov - 14:36 (2009)    Sujet du message: AZF Répondre en citant

Document Geopolintel:
http://www.geopolintel.fr/IMG/pdf/AZF_140409-2.pdf


ou


ed2k://|file|AZF_140409-2.pdf|277608|78BA72E946650C4ED4B3918C30B91009|h=DFG…


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MessagePosté le: Lun 30 Nov - 15:45 (2009)    Sujet du message: AZF Répondre en citant

Vue aérienne après l'explosion:


43°36'N
1°27'E


 


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Mass Trauma
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MessagePosté le: Dim 27 Déc - 21:07 (2009)    Sujet du message: AZF Répondre en citant

La Provence
Publié le dimanche 22 février 2009 à 18H14

Alors que le procès-fleuve de la catastrophe d'AZF qui avait fait 30 morts et des milliers de blessés le 21 septembre 2001 s'ouvre demain à Toulouse, La Provence ouvre le débat demain dans son "dossier du jour".



Tout d'abord, une photo de La Provence remet en cause une partie de l'enquête. Ce cliché de Bruno Souillard prise sur le site d’AZF, le jour même de l’explosion, montre un sac de 600 kg d’ammonitrate, alors que les experts affirment ce produit conditionné de cette façon et qui pourrait être à l'origine de l'explosion, n’était pas présent dans l’usine. Cette image est citée dans le livre "AZF, l'enquête assassinée" de Franck Hériot et Jean-Christian Tirat.


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MessagePosté le: Dim 27 Déc - 21:18 (2009)    Sujet du message: AZF Répondre en citant

Extraits d'un articlde de http://webresistant.over-blog.com
et http://www.rebelles.info/article-22931750.html

...
Toulouse : C'est bien un ATTENTAT
22.09.01

Samedi 22 septembre 2001, 9 heures locales.
Entretien avec un officier des services de securite francais:

- Vous m'avez affirmé hier soir, off the record, que ce n'était pas un accident. Sur quoi vous basez-vous ?

* Il y a d'abord des indices troublants: 10 minutes après l'explosion, la préfecture affirmait que ce ne pouvait être un attentat. Quelle précipitation alors que les victimes n'avaient pas encore été dégagées des décombres! Puis tout au long de la journée, A2 et FR3 se sont relayés pour minimiser le nombre des victimes. Il y a en réalité 50 morts et pas loin de 1000 blessés. On n'a jamais vu ça dans une explosion d'usine chimique, pas même lors d'accidents de raffinerie avec des produits bien plus volatils, inflamables et détonants.

- Vous êtes absolument sûr pour le nombre de victimes ?

* Absolument. Il n'y a que les télés pour essayer de faire gober qu'on ne pouvait pas bien compter les morts et les blessés parce qu'ils étaient répartis sur plusieurs hopitaux!

- Cela peut être pour tenter de cacher une faute industrielle grave dans laquelle des "autorités" seraient plus ou moins impliquées ?

* Oui, mais l'hypothèse ne tient pas si l'ont prend en compte le sifflement entendu par plusieurs rescapés juste avant l'explosion. Comme si une rockett avait percuté le bâtiment. Témoignages à prendre d'autant plus au sérieux qu'une explosion au sol n'aurait pas provoqué un cratère de l'ampleur de celui que j'ai vu. Et que les téléspectateurs ont pu voir aussi sur certaines images... Avant qu'elles n'aient été censurées ! Par ailleurs, pourquoi avoir dépéché une armada de psys pour essayer de convaincre les témoins que le sifflement, ils l'avaient entendu APRES et non AVANT l'explosion? Psychologues, puis psychiatres avec la connotation "maladie mentale" que l'on sait, se sont relayés pour tenter de brouiller les souvenirs de gens terriblement choqués. La vérité officielle est: "Vos oreilles ont sifflé après la déflagration, votre imagination a fait le reste !"

- Admettons. Dans ce cas, s'il s'agit d'un attentat, on peut tout de même se poser des questions: Pourquoi n'a-t-il pas été revendiqué ? Pourquoi surtout n'a-t-il pas frappé la poudrerie juste à côté, avec des dégats sans commune mesure ?

* L'attentat a été revendiqué par un groupe islamiste encore inconnu en France: Es Seyf al islami. Le sabre de l'islam (NDLR: On peut traduire aussi: Par le sabre vous vous soumettrez!) Deux personnes, Ahmad M.... et Mostefai S...., qui étaient repérées depuis plusieurs jours ont été arrêtées par les services spéciaux vers 15 heures, vendredi 21 septembre. Depuis, elles ont disparu de la circulation. N'avez-vous pas remarqué l'air géné de Douste-Blazy, ou du procureur de la république qui, eux, sachant à quoi s'en tenir, parlaient d'"autre chose" qu'un accident ?

- Soit. Mais pourquoi pas la "poudrerie" qui fabrique des propergols pour les missiles bien plus explosifs que des engrais ?

* La poudrerie était visée, avec un lance-rockett depuis une des tours du mirail. Ce quartier, veritable cité interdite à forte densité de population maghrébine, aurait été soufflé, mais cela importait peu à nos terroristes. Ils seraient morts en martyrs, entraînant avec eux au paradis d'Allah des milliers de coréligionnaires. Mais Toulouse aurait été rayé de la carte! Des centaines de milliers de victimes. "On ne fait pas d'omelettes sans casser des oeufs" est aussi un proverbe en terre d'islam.

Le miracle est que nos apprentis terroristes n'ont pas su calculer la "flèche", phénomène bien connue des artificiers, c'est-à-dire la modification de trajectoire d'un projectile en fonction de paramètres tels que la hauteur d'où on le tire, la distance à parcourir et la dérive due au vent. Or, hier, il soufflait un violent vent d'autan sur Toulouse. Mais je suis formel: LA POUDRERIE ETAIT BIEN VISEE! Seul un miracle a fait dévier le missile de quelques degrés et percuter un bâtiment mitoyen avec des conséquences limitées, toutes proportions gardées bien évidemment.

- Au coeur de l'action, vos fonctions vous permettent-elles d'avancer de tels propos sans risque d'erreur ?

* Je vous assure que oui. Mais naturellement, quand on témoigne dans ce pays déliquescent, qui préfère tenir le peuple dans l'ignorance dès qu'il s'agit de méfaits commis par des musulmans, mieux vaut ne pas en dire trop sur soi même si on veut éviter la prison. Ou un "accident". Mais la vérité ne pourra être cachée éternellement.
Des bazookas, des lance-rocketts, il y en a dans toutes les caves des "cités". Pas seulement à Béziers ou à Toulouse. Les islamo-mafieux de l'UCK, grands amis de la France comme chacun sait, fournissent le matos. En bons musulmans solidaires de leurs "frères"...

- Et la présence ce Chirac et Jospin dans les heures suivant l'explosion, à votre avis ?

* Outre la préparation de leur campagne électorale, c'était pour venir s'assurer que toutes les dispositions avaient été bien prises pour étouffer l'affaire. C'est la faute à la malchance. Ou à la maladresse. A l'heure où je vous parle, les deux terroristes Ahmad M.... et Mostefai S.... ont été discrètement mis hors d'état de nuire. Comme ça, pas de risque de procès-tribune. Pas de risque non plus que les méchants Français racistes en tirent argument. Il ne faut à aucun prix salir les "chances pour la France!"

...
Révélations sur un mensonge d'Etat : "L'explosion" de Toulouse

Qu'en est-il aujourd'hui de ce grand mensonge d'Etat concernant l'explosion de l'usine AZF de Toulouse ? Pourquoi le procureur après seulement trois jours d'enquête affirma sur un ton péremptoire qu'il s'agissait d'un accident à 99 % ? Pourquoi cette thèse est-elle la thèse officielle alors que la communauté nationale des chimistes a tout simplement ridiculisé les éléments de l' enquête en démontrant que l'amonitrate ne pouvait exploser qu'après avoir subi un échauffement soudain et violent de plus de 400 degrés ? "Le nitrate d'ammonium ne peut pas exploser sans l'apport d'une quantité d'énergie importante, martèle Christian Michot, directeur de la certification à l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris). Par ailleurs, il faut préciser qu'existent plusieurs produits avec des qualités différentes. L'engrais est le moins sensible des produits constitués de nitrate d'ammonium". Brigitte Diers, directrice de l'unité de prévention du risque chimique au CNRS, va dans le même sens : "D'un point de vue de chimiste, c'est un produit normalement stable. Cet oxydant très fort est cependant classé comme très réactif et peut exploser sous certaines conditions. La condition sine qua non est la présence d'une grosse source d'énergie." Pourquoi les témoignages des personnes affirmant avoir entendu deux explosions ou avoir vu un éclair furent systématiquement écartés ?

De nouveaux éléments cachés aux Français :

Des cassettes acoustiques qui servaient à l'enregistrement d'une conférence à Toulouse, lors de l'explosion, révèlent qu'il y a bien eu deux explosions distinctes de 8 secondes. Mieux encore, grâce à des procédés mathématiques et scientifiques, on a réussi à déterminer l'endroit exact de la première explosion. Or, il s'avère que le lieu de la première explosion est différent de la seconde. Et où s'est déroulé la première explosion ? Dans l'usine de la SNPE, usine fabriquant le carburant de la fusée Ariane. Ainsi ces enregistrements confirme les témoignages des nombreux témoins qui avaient déclarés qu'il y avait eu deux explosions. Pourquoi les Français sont-ils tenus dans l'ignorance de l'existence de ces cassettes ? Pourquoi la justice ne mentionne t-elle pas leur existence ?

Ce que l'on sait également, c'est que la première explosion a été suffisamment forte pour être entendu dans un rayon de trois kilomètres par de nombreux témoins. Ces derniers ont déclaré avoir cru à l'explosion de leur conduite de gaz. Et pour cause !!! On sait aujourd'hui que cette première explosion à l'usine SNPE fut souterraine (dans les sous-sols de l'usine). C'est d'ailleurs cette explosion que les sismographes de la région ont enregistrés. La seconde explosion, celle de l'usine AZF est survenue 8 secondes plus tard. Bien plus forte elle a ensuite eclipsé la première. Ce que l'on sait aussi désormais, c'est qu'avant la seconde explosion, celle de l'usine AZF, il y a eu des arcs élétriques, des bugs informatiques et des pannes électriques dans l'usine et aux alentours ainsi qu'un éclair lumineux dans le ciel, visible sur trois kilomètres, et observé par de nombreux témoins. Que s'est-il passé à la SNPE ? Qu'est ce qui a provoqué la première explosion ? Qu'est-ce qui a pu provoquer ensuite l'explosion de l'usine AZF ?

Le 30 août 2001 (soit avant les attentats de New-York) la DST opére une descente dans l'usine SNPE. La cause de cette opération ? La CIA venait d'avertir les services français que des menaces terroristes pesaient sur l'usine. Le journal suisse "Le Matin" a révélé ces informations dès le lendemain de l'explosion de Toulouse mais curieusement personne en France ne s'est officiellement intéressé à cette piste. Pourquoi ? Pourtant à l'issue de cette visite, la DST décide de placer l'usine en plan vigipirate renforcé. Alors que s'est-il passé puisque l'on sait maintenant que la première explosion a bel et bien eu lieu dans l'usine SNPE ? Pour le moment nous ne le savons pas. Mais ce que l'on sait, c'est que le transformateur électrique de l'usine fut détruit, que l'usine a subi de nombreux dégâts. "Les conséquences de l'explosion de l'usine AZF" déclarent les responsables. Est-ce si évident ? Ce que l'on sait aussi c'est que le tas d'amonitrate incriminé se trouvait à mi-distance entre les deux usines ! Ce que des experts affirment c'est qu'il est tout à fait possible que le sol humide (rappelons que la première explosion se déroule en sous-sol) ait pu servir de conducteur aux arcs électriques pour frapper l'entrepôt d'amonitrate. En revanche, nous ne savons pas encore ce qui a provoqué la première explosion dans les sous-sols de l'usine SNPE.

Après avoir frappé les symboles financiers et militaires des Etats-Unis, des terroristes musulmans ont-ils voulu chercher à frapper le symbole technologique de l'Europe que constitue la fusée Ariane. Tout cela s'inscrivant dans le plan de Ben Laden de choc des civilisations. Le plan vigipirate renforcé a t-il échoué, a t-il au contraire fait avorter l'attentat de la SNPE ? Les conséquences de cet attentat en provoquant des phénomènes électromagnétiques a t-il provoqué l'explosion involontaire de l'usine AZF ? Nous ne désespérons pas de le savoir un jours.

NDLR : L'A.I.P.J. met au défi les autorités françaises de dire la vérité aux Français, notamment sur l'existence des cassettes acoustiques qui prouvent l'existence de deux explosions et qui permettent de localiser précisément la première. L'A.I.P.J. met au défi les autorités françaises et la justice de rendre transparent l'ensemble du dossier concernant "l'explosion" de Toulouse afin que chaque Français puisse avoir accès librement aux documents et se faire sa propre opinion. Faudra t-il attendre 15 ans, à l'image du nuage de Tchernobyl, pour savoir la vérité ??? Faudra t-il attendre qu'un service de renseignement étranger lâche le morceau ???

La rédaction de l'A.I.P.J.


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Mass Trauma
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MessagePosté le: Dim 27 Déc - 21:41 (2009)    Sujet du message: AZF Répondre en citant





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MessagePosté le: Lun 28 Déc - 12:29 (2009)    Sujet du message: AZF Répondre en citant



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MessagePosté le: Lun 28 Déc - 12:33 (2009)    Sujet du message: AZF Répondre en citant

Copie de:
http://www.lepost.fr/article/2009/04/14/1495458_azf-attentat-ou-accident-la…

La huitième semaine du procès AZF a marqué un tournant décisif avec la comparution de 42 témoins cités principalement par la défense de Total.

En préalable à leur déposition, le Président du Tribunal, Thomas Le Monnyer, se livra à une réflexion sur la relativité des témoignages dont voici un extrait :

« Avant d'entendre les témoins, je voudrais vous faire un peu de lecture pour vous montrer la difficulté à laquelle sont confrontés les témoins. Cette question des témoignages, il est difficile de lui accorder une valeur probante. Plusieurs facteurs peuvent influer le témoin, le vécu, l'intensité du stress, la difficulté de décrire avec des mots communs un événement extraordinaire. Après l'événement, alors qu'il mobilise tous les médias, l'impact que ces médias ont pu avoir, son environnement, se dire que l'on peut avoir été influencé... Dernière évidence : le temps qui peut être plus ou moins long entre le témoignage et l'événement. »

Les témoignages qui allaient donc se succéder à la barre après cette déclaration ne revêtiraient donc pas, aux yeux du Tribunal de valeur probante. Aurait-on voulu enlever tout crédit aux témoins de la défense que l’on ne s’y serait pas pris autrement.

Alors ces témoins, que nous apprirent-ils ?

D’abord que l’explosion du hangar d’AZF de leur point de vue n’avait pas été un événement unique, elle fut précédée pour beaucoup d’entre eux d’autres phénomènes : certains entendirent une première explosion sourde, d’autres virent des rayons lumineux, d’autres enfin d’étranges boules lumineuses se déplaçant à quelques mètres du sol, et tel autre se sentit tétanisé comme par un courant électrique avant que l’explosion du hangar ne le libéra de cette

étonnante étreinte.

(Audiences du 1 et 2 avril 2009)

http://geopolintel.kazeo.com/Proces-AZF-audience-du-1er-Avril,a746611.html
http://geopolintel.kazeo.com/Proces-AZF-Audience-du-2-avril-2009-Les-temoin… )

Il n’en fallut pas plus pour que les propos du président Le Monnyer retentissent d’une multitude d’échos dans la presse. Le lendemain des audiences, on lisait dans les journaux que les témoins avaient été victimes d’hallucinations, que ce qu’ils relataient traduisait leur état psychologique altéré à la suite de la catastrophe, et certains se refusaient à accorder le moindre crédit à des personnes décrivant des phénomènes aussi extravagants et soulignaient leur caractère d’évidente contradiction avec le bon sens….

Pourtant, ces témoins, des ouvriers, des enseignants, des secrétaires, des cadres, ne donnèrent jamais l’impression à l’audience d’êtres victimes d’un délire psychotique.
Bien au contraire, ils relatèrent avec une extrême précision ces quelques instants qui marquèrent douloureusement leur vie et affrontèrent sans faillir l’incrédulité narquoise de l’accusation. Alors de la prétendue fragilité des témoignages ou de l’autisme judiciaire, lequel fut le plus manifeste ?

S’ils n’évoquent rien pour les magistrats d’un tribunal, pour un scientifique au contraire, ces témoignages décrivaient avec la plus grande exactitude des phénomènes physiques aux noms barbares : GPR (Ref 1), Plasma (Ref 2), Corona(Ref 3)… Où certains ne voyaient qu’élucubrations, un esprit scientifique, pouvait saisir la richesse de ces témoignages et leur totale cohérence pour nous amener à comprendre ce que fut le processus complexe de l’explosion d’AZF. C’est donc à partir de ces témoignages que fut reconstituée la chronologie que voici de ce terrible événement.

La séquence de l’attentat AZF comprend sur la partie Nord (voir plan) deux tirs de missiles d’une portée de 1400 m. Les départs ont lieu sur la colline de Pech David à l’Est du site. Le premier tir manque le hangar 221 de quelques mètres et sectionne les sorties du transformateur voisin. Cette première explosion associée à l’énergie magnétique du transformateur génère par auto-induction une impulsion énorme sur le réseau, analogue à un coup de foudre de grande intensité, et différents phénomènes de nature électrique.
L’amplitude du phénomène est à mettre en relation avec l’énorme puissance électrique qui alimentait cette unité de chimie lourde et ses effets s’apparentent à ceux des machines du savant russe Sakhrarov (Ref 4).

A proximité du transformateur se produit un phénomène connu sous le nom de remontée du potentiel de terre (acronyme GPR des anglo-saxons).

A la sacherie d’AZF, un témoin, M. Romero ressent la secousse électrique transmise par la montée du potentiel de terre, il se trouve totalement immobilisé, au bord de l'asphyxie (Ref 5).

Les muscles respiratoires du jeune Ratier sont eux-aussi tétanisés par cette secousse électrique, l’autopsie de son corps conclura ultérieurement à une mort par asphyxie sans en comprendre la cause. La surtension électrique provoque la mise en route des enregistreurs électriques, millisecondes après millisecondes, sur les bandes de surveillance dont est équipé le site. Simultanément à plusieurs kilomètres de distance, plusieurs équipements électriques prennent feu. Arrivée en voiture près de la porte C, Mme Pallares est témoin d’un début d’incendie électrique.

L’amorçage des postes de distribution électrique 6 KV d'AZF commence sous l’effet de la surtension électrique. Par effet Corona, cet amorçage va se prolonger pendant plusieurs secondes et il génère une lumière particulièrement vive vue à plusieurs kilomètres sous forme de faisceaux. Les séquelles de cet amorçage seront constatées ultérieurement par les experts judiciaires sur les vestiges des cellules des postes qui seront retrouvées fondues.
Monsieur Dupont qui roule sur la rocade a entendu la première explosion, puis il a entendu les grésillements des amorçages des cellules et enfin il voit leur lumière vive. Il gare aussitôt son véhicule sur la bande d’arrêt d’urgence.

Devant le tribunal son témoignage, pourtant formulé avec une rigueur absolue, ne recueillera que scepticisme de la part des magistrats.

L’ensemble des installations électriques de l’usine AZF se met alors automatiquement en sécurité en commutant ses différents organes d’isolation du réseau. La disjonction s'opère d’Est en Ouest jusqu’au poste de distribution principal de 225 KV.

La première explosion a été aussi entendue et vue par des témoins situés à la SNPE (qui la localisent derrière le bâtiment I7 bis), ainsi que sur le Golf de Vieille Toulouse par Mme Dessac. Cette dernière s’est précipitée alors vers le club house pour téléphoner aux pompiers.
Cette explosion n’a été réellement audible que dans un périmètre restreint, de quelques centaines de mètres tout au plus.

Dans une salle de réunion, l’ingénieur d’AZF M. Mauzac ne manifeste aucun trouble pour ne pas inquiéter Laurence Boffo comme elle le rapportera par la suite à l’audience du tribunal. Il sera tué quelques secondes plus tard.

Plus au sud du site, la salle informatique est dévastée, l’impulsion électrique a provoqué la percussion des bouteilles de gaz halon, faisant croire aux personnes présentes que leur local venait d’exploser, elles se précipitent à l’extérieur. Dans quelques secondes, elles seront interceptées dans leur fuite par l’explosion du hangar.

Parmi les témoignages les plus étranges: on trouve ceux de MM Daoud et Bled qui voient à cet instant, une « boule de feu », de la dimension d’un ballon, se déplacer le long d’une voie à quelques mètres au dessus du sol.

Un autre témoin, une secrétaire située à l’extérieur du site AZF, de l’autre côté de la route d’Espagne, décrit elle-aussi « une toupie lumineuse » rentrer par la fenêtre. Une telle description ne peut concerner que des boules de plasma générées lors de l’explosion initiale au niveau des installations électriques, boules de plasma dont la durée de vie est d’une dizaine de secondes. (Ref 6)

La très forte pression et le champ électrique intense qui régnaient sur le point de cette explosion sont à l’origine de ce phénomène exceptionnel décrit habituellement après l’impact de la foudre au sol. La remontée du potentiel de terre décrite précédemment est elle-aussi observée lors des manifestations de la foudre.

A plusieurs kilomètres du site AZF, le système de contrôle de la génératrice électrique de la SETMI vient de détecter une anomalie sur le réseau électrique, et l’ingénieur responsable observe la disjonction de l’installation. Il commence à s’équiper pour inspecter sa machine.

Sur AZF, cinq secondes après la première explosion, l’ensemble de la distribution électrique est isolé du réseau EDF, et le turboalternateur de secours du site se met en route pour alimenter les installations de production chimique.

Dix secondes après le départ du premier coup, un deuxième missile est tiré de Pech David.
Mmes Mazera et Fouanan au niveau de la porte A distinguent le faisceau du désignateur laser ( Ref 7) qui guide la trajectoire du missile, la source laser étant à bord d'un Mercedes Vito blanc immatriculé en Allemagne B 7114 LP en bordure de rocade selon le courrier anonyme envoyé au juge Perriquet le 4 avril 2003.

La secrétaire du Lycée Gallieni, Mme Grimal, alertée par la première explosion, tourne son regard en direction du complexe chimique et voit la trace du deuxième engin dans le ciel en trajectoire plongeante vers le 221. La fumée du propulseur éclairée dans le ciel par les amorçages des postes électriques prend une couleur vive, qu’elle désignera plus tard par un arc électrique au contour diffus. Prise de peur, elle s’enfuit. Elle sera blessée quelques secondes après dans sa fuite. Un peu plus loin Mme Garrigues a observé le même phénomène dans le ciel.

Le deuxième engin touche le hangar 221 dans sa partie médiane et provoque instantanément l’explosion du silo. Cette explosion détruit le central téléphonique AZF, la dernière conversation enregistrée sur cet appareil donne la datation de l’explosion. M. Dupont qui vient d’arrêter son véhicule sur la rocade est témoin de l’immense explosion.

M. Romero est projeté par le souffle de l’explosion et le choc lui fait recouvrer ses facultés respiratoires. Paradoxalement, il sera la seule personne sauvée par l'explosion du hangar.

Deux secondes après l’explosion, l’onde sismique fait vibrer les vitres de Toulouse. L’onde de choc acoustique, plus lente, dont M. Dupont observe le départ du cœur de l’explosion, arrive dix secondes plus tard au centre ville où elle provoque d’importants dégâts. Le corps de H. Jandoubi sera retrouvé à proximité du cratère.

Ce corps victime de multiples fractures n’est absolument pas démembré, ce qui aurait été inévitable s’il s’était trouvé au contact immédiat de l’explosion en tant que kamikaze.

En revanche, il présente des signes d'électrocution des brûlures de la peau (Ref 8) et surtout une cataracte électrique (Ref 9) ayant provoqué, post mortem, un changement de la couleur des yeux du noir au bleu. Comme MM Romero et Ratier, H. Jandoubi a été lui aussi électrocuté avant l'explosion du hangar 221.

Moins de deux mois avant l’explosion, le 28 juillet 2001, un journaliste Alexandre Martin, avait publié un article dans NH, dans lequel il révélait qu’un attentat était imminent à Toulouse après l’attentat raté de Strasbourg à la Noël 2000 (Certaines des informations de Martin seront confirmées et complétées par le Juge espagnol Garzon après les attentats de Madrid).
D’après le journal suisse, le Matin de Genève, la CIA aurait elle-aussi averti la France d’un attentat. M. Biechlin, le seul inculpé de l’affaire, déclare devant le juge Perriquet responsable de l’instruction, que la CIA avait prévenu un de ses amis de l’attentat. Le juge Perriquet ne procèdera à aucune enquête ni vérification sur ce point.


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Karl
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MessagePosté le: Lun 28 Déc - 18:02 (2009)    Sujet du message: AZF Répondre en citant

Article de l'Express (2003 ?)

Entre 2001 et 2003, la journaliste d'investigation Anne-Marie Casteret, aujourd'hui disparue, a enquêté sur la tragédie de Toulouse. Se basant sur les failles de l'enquête, elle penchait pour l'hypothèse terroriste, thèse aujourd'hui écartée par les experts judiciaires à l'issue de l'enquête officielle. Voici ce qu'elle écrivait en 2003.

L'explosion a été revendiquée par plusieurs groupes; le rapport des RG n'a pas été exploité; deux expertises médicales ont disparu; il y aurait eu deux cadavres de trop sur le cratère; l'emploi du temps du manutentionnaire Hassan J. n'a pas été vérifié; son ami Samir A. avait un curieux profil; et, enfin, 21 kilos de chrome 6 s'étaient mystérieusement volatilisés. Ça fait beaucoup

L'enquête sur l'explosion de l'usine AZF pourrait bien prendre un tournant décisif ces prochaines semaines. Et aborder enfin, seize mois après la catastrophe du 21 septembre 2001, la «piste interdite», celle de l'attentat. Ecartée d'emblée par le procureur Michel Bréard avec sa formule désormais célèbre «C'est un accident probable à 99%», disqualifiée systématiquement à la moindre évocation médiatique de cette hypothèse, elle avait disparu sous une rafale de postulats chimiques, aussi nombreux qu'éphémères, tentant fébrilement de démontrer la faute professionnelle. Mais aujourd'hui, plus d'un an après la terrible déflagration qui a tué 30 personnes, blessé des milliers de Toulousains et ravagé des quartiers entiers de la Ville rose, les enquêteurs se retrouvent dans l'impasse. L'accident industriel n'est toujours pas démontré.

La dernière hypothèse en date - les produits chlorés, confondus avec des ammonitrates et déversés par erreur dans le sas du hangar 221, provoquant une réaction en chaîne - a même subi un magistral revers lors de la reconstitution, en octobre 2002. L'institution judiciaire a pu à cette occasion vérifier in vivo ce que les deux ouvriers de l'usine mis en examen pour «homicide involontaire» ne cessaient de répéter: «Impossible de confondre les deux produits. Les ammonitrates ne sont pas toxiques et se ramassent sans précautions spéciales, tandis que le chlore est très agressif pour le nez, la peau et les yeux et ne peut être pelleté sans protection.» Une reconstitution très brève: quelques mouvements de pelle dans le tas de dérivés chlorés, et juge, experts et avocats, intoxiqués, pris à la gorge, ont précipitamment reculé pour laisser la place à des martiens portant masque, combinaison et gants spéciaux? Selon des témoins, le nouveau juge d'instruction, chargé du dossier depuis l'été dernier, Thierry Perriquet, s'est alors montré plus que dubitatif devant ce cuisant échec. Depuis, il manifesterait la volonté de tout reprendre, méthodiquement, à zéro. Un espoir pour les employés de l'usine, ulcérés de se voir mis en cause et traînés dans la boue depuis plus d'un an pour une supposée «négligence», eux qui ne croient toujours pas à l'accident. Ils sont rejoints en cela par les Toulousains. Selon un sondage CSA-Toulouse Mag, 65% d'entre eux pensaient en août 2002 qu'un attentat était la cause de la catastrophe. L'avenir pourrait bien confirmer cette intuition. Les avocats d'AZF mais aussi ceux des familles de victimes auront dû attendre de longs mois avant d'obtenir une copie du dossier d'instruction et de pouvoir enfin l'analyser. Aujourd'hui, ils dénoncent, en termes de moins en moins voilés, la «légèreté», les «graves lacunes» et les «incohérences» des investigations policières. Un dossier de plus de 10 000 pages aux effets paradoxaux. Se polarisant sur la négligence industrielle, il a tendance à convaincre du contraire, suscitant chez tous ceux qui l'ont examiné le doute sur l'accident et la conviction d'une enquête partiale, négligeant délibérément l'hypothèse criminelle?

Selon notre enquête, voici, en sept points, pourquoi la piste de l'attentat est aujourd'hui la plus probable et devrait être explorée en priorité.

1. L'explosion a été revendiquée.

Contrairement à une rumeur persistante, plusieurs revendications ont été envoyées à la police, mais également aux organes de presse locaux.

Dès le lendemain de la catastrophe, un individu a téléphoné à la gendarmerie de Saint-Alban et s'est déclaré membre de Houarla, Houarla, Islami, responsable de l'attentat. Puis le groupe Alpha Bravo et le Jihad islamique ont à leur tour revendiqué l'acte terroriste.

L'un des fax envoyés par Alpha Bravo était émis d'un centre de pompiers dont l'appareil avait été piraté à partir de l'Angleterre. Aucune investigation n'a été décidée pour remonter à l'origine de cet appel, alors même que Londres constitue l'une des bases des islamistes les plus virulents.

Enfin, une lettre anonyme envoyée au SRPJ contenant un message bref - «Lui sait qui a fait boum» - accompagné de la photo d'un adolescent d'origine maghrébine ne suscitera pas de recherches pour retrouver ce possible témoin.

2. Le rapport des RG est resté inexploité.

Ce rapport dont nous avions longuement fait état dans L'Express du 20 décembre 2001 était articulé autour de la personnalité de Hassan J., un employé intérimaire qui chargeait des sacs d'ammonitrates dans des camions. Son lieu de travail, le bâtiment IO, était situé juste en face du hangar 221. Hassan J. sera tué par l'explosion. Retrouvé enseveli au bord du cratère, ce jeune Français d'origine tunisienne est transporté à la morgue de l'hôpital Purpan. Lors de l'examen du corps, première étape avant l'autopsie, la médecin légiste est surprise de la tenue très soignée du jeune homme et surtout du port de cinq sous-vêtements sous le pantalon de travail. Ces éléments lui font penser au rituel observé par les auteurs d'attentats suicides en Israël, qui protègent ainsi leur sexe des dégâts de l'explosion. Elle fait part de ses observations aux policiers. Le SRPJ demande alors aux RG d'enquêter. Ceux-ci vont recueillir un certain nombre d'éléments significatifs sur la personnalité et les fréquentations de Hassan J. Ancien délinquant, ce dernier serait tombé depuis plusieurs mois sous l'influence du groupe islamiste «tendance afghane» de Mohammed R. Or des membres de ce groupe, dont le propre fils de Mohammed R., ont été arrêtés, une heure après l'explosion, par la brigade autoroutière de Valence-d'Agen, à 100 kilomètres de Toulouse. La vitre arrière de l'un des véhicules est brisée. Les automobilistes expliquent qu'elle a été soufflée par l'explosion parce qu'ils se trouvaient à ce moment-là à proximité de l'usine. Qu'y faisaient-ils? Pourquoi et comment ont-ils si précipitamment quitté les lieux alors que la panique régnait et que la rocade qui longe l'usine était impraticable?

Les RG signalent aussi une altercation, la veille de l'explosion, entre Hassan J. et des chauffeurs venus chercher leur cargaison d'ammonitrates. Motif: l'un des chauffeurs, fan des Etats-Unis, avait mis dans sa cabine un drapeau américain en berne par solidarité avec les victimes des attentats d'outre-Atlantique. Hassan J. et deux de ses collègues se seraient fâchés, injuriant le chauffeur et collant des étiquettes «produits dangereux» sur la porte de sa cabine.

Tous ces éléments auraient dû inciter la police judiciaire à poursuivre les investigations. Mais le travail des RG sera balayé d'un revers de main. Ridiculisé, même, dans le rapport de synthèse rédigé par le SRPJ le 4 juin 2002: «Toutes ces informations [celles des RG, NDLR] étaient vérifiées et infirmées, hormis les digressions géo-politico-religieuses, invérifiables.» Or rien n'a été vérifié. Ni la brigade autoroutière de Valence-d'Agen ni les membres du groupe de Mohammed R. n'ont été entendus par la police. L'appartenance islamiste de J.? Le SRPJ se contente des dénégations de ses proches pour conclure à «une rumeur accréditée par une certaine presse». Le port de plusieurs sous-vêtements? Là encore, selon le SRPJ, la famille explique «à l'unisson» qu'il s'agissait d'une habitude «due à un complexe de maigreur»... Dans leur rapport, les policiers ne mentionnent même pas le fait que la compagne du manutentionnaire avait jeté à la poubelle, le lendemain de l'explosion, tous les effets personnels du jeune homme. Quant au «rituel kamikaze», les spécialistes entendus par la justice auraient «contesté cette interprétation». L'ambassade d'Israël, consultée, «n'avait jamais constaté qu'un terroriste avait porté plusieurs sous-vêtements avant de se sacrifier»

Un rapport qui prend d'étonnantes libertés avec la réalité. Les auditions contenues dans le dossier d'instruction révèlent le contraire. De fortes contradictions au sein de la famille de Hassan J. démontrent que le jeune homme ne s'était jamais habillé de cette façon auparavant. A commencer par les déclarations successives de sa compagne. Le 25 septembre 2001, elle s'étonnera de la question et répondra curieusement: «Je ne sais pas. Je ne vois aucune explication à vous donner, sinon que ce n'était pas un homme méchant.» Plus tard, après les révélations du Figaro sur le sujet, elle se ravisera: «Il avait coutume de porter plusieurs sous-vêtements, et cela tous les jours, parce qu'il se trouvait maigre.» Le reste est à l'avenant. La s?ur confirmant la coutume familiale, le père tombant des nues et démentant les propos de sa fille, les amis se montrant évasifs... On est donc loin de l' «unisson» décrété par le SRPJ. De même, les quatre spécialistes auditionnés s'étonnent de la célérité avec laquelle la compagne de Hassan J. s'est débarrassée des affaires de son concubin. Deux d'entre eux déclarent avoir entendu parler du rituel kamikaze et conseillent de s'adresser à l'ambassade d'Israël. Et celle-ci signale qu'elle a déjà retrouvé un terroriste habillé de cette façon (voir document).

En réalité, selon notre enquête, ce rituel est un secret de Polichinelle, bien connu des spécialistes du terrorisme islamique, révélé par les journaux avant même l'attentat de New York. Un rituel recommandé par Al-Qaeda dans la lettre intitulée «Le dernier jour», retrouvée dans les bagages des terroristes du World Trade Center: «Lave-toi, parfume-toi... Couvre parfaitement tes parties intimes... N'oublie pas que des houris t'attendent au Ciel et te disent: ?Viens, ami de Dieu...?»

Si donc Hassan J. s'est habillé le 21 septembre 2001 d'une manière inhabituelle et hautement symbolique, pourquoi?

3. Deux expertises médicales ont disparu du dossier d'instruction.

Ces deux expertises sont pourtant essentielles. Il s'agit des «examens de corps» de Hassan J. et d'un autre manutentionnaire de son équipe, Abder T., tué lui aussi par l'explosion. Plusieurs avocats se sont étonnés de ne pas les trouver dans les copies du dossier qui leur avaient été remises. Me Christian Etelin, défenseur d'un des ouvriers blessés sur le site, a voulu les consulter au tribunal. Après une fébrile recherche, seule une photocopie du premier document a pu lui être confiée, l'original restant introuvable. Quant à l'«examen de corps» d'Abder T., il semble s'être volatilisé. Fâcheuse coïncidence: au début de l'instruction, les enquêteurs demandent à Mme T., comme à la compagne de Hassan J., si son mari portait habituellement plusieurs sous-vêtements. Elle répond par la négative, très surprise de la question. Mais pourquoi la lui pose-t-on? Y avait-il deux employés d'origine maghrébine habillés de la même étrange façon le 21 septembre 2001 sur le site toulousain d'AZF?

Encore plus stupéfiant, la succession d'irrégularités lors de l'examen du corps de Hassan J. à la morgue de Purpan, le 22 au matin. Seules quelques photos prises lors de l'examen figurent au dossier. Aucune ne semble avoir été prise du singulier harnachement du manutentionnaire (un pantalon, un short, un slip, deux caleçons, un slip), ce qui constitue déjà une faute. Mais les autres clichés suscitent bien des interrogations. Pourquoi Hassan J., un homme de 35 ans de corpulence normale, arrive-t-il si «propre» à la morgue, alors qu'il était censé travailler depuis 4 heures du matin, le 21 septembre, et qu'il a été retrouvé «enterré» près du cratère? Pourquoi est-il à peine poussiéreux, quand ses collègues les plus proches sont recouverts de boue et de gravats? Extrêmement soigné dans sa mise, il frappe le personnel de la morgue par ses vêtements, quasi neufs - un bleu de travail impeccable - et par la rigoureuse toilette de son corps, poncé, épilé. La rumeur fait le tour de l'hôpital: «A la morgue, il y a un kamikaze, un homme qui s'était préparé à mourir!» Pourquoi tous ces détails ne sont-ils pas notés dans la fameuse photocopie de l' «examen de corps» annexée au dossier? Pourquoi ne sont pas non plus décrites les brûlures étendues que constateront les autres légistes, le lendemain, lors de l'autopsie à Rangueil? Pourquoi les yeux sont-ils notés «noirs», eux qui apparaissent d'un bleu éclatant sur les photos? Enfin, dernière absurdité: les remarques de la médecin légiste auraient dû inciter les enquêteurs à la rigueur; or Hassan J. a subi une «préparation thanatologique» le 22 dans l'après-midi, avant l'autopsie qui sera effectuée le lendemain. En clair, le corps a été toiletté et préparé en vue d'une présentation à la famille et à l'imam devant accomplir le rituel religieux. Une erreur de procédure qui pouvait effacer d'éventuels indices...

4. Deux cadavres «en trop» sur le cratère?

L'urgence des soins, la gravité de la catastrophe, la difficulté à se repérer dans une usine détruite expliquent en partie le cafouillage qui a présidé au recensement des blessés et des morts sur le site. Au fur et à mesure qu'ils étaient découverts, les cadavres étaient acheminés vers trois dépôts mortuaires situés à proximité du cratère. Cependant, pompiers et policiers devaient noter l'emplacement exact de chaque corps. Un premier bilan fait état de 23 morts à AZF. Un second de 21. Mais les témoignages de pompiers recueillis par le SRPJ soulèvent plus de questions qu'ils ne donnent de réponses. Si l'on compare le plan établi par le comité d'hygiène et de sécurité de l'usine à celui qui a été dressé par le SRPJ, certaines contradictions intriguent (voir ci-dessus). Le cadavre de Hassan J. est relevé soit au bord du cratère, soit dans le bâtiment IO. Celui d'Abder T., soit au IO, soit près de la sortie A. Un autre manutentionnaire, Bernard L., censé se trouver près de ses collègues, aurait été retrouvé dans le IO, ou alors dans un tout autre bâtiment...

Autre énigme: dans la nuit du 21 au 22, deux cadavres sont retrouvés à proximité du cratère par une équipe de pompiers qui s'apprêtent à quitter le site. Ils signalent qu'il s'agit d'un chauffeur de camion et d'un conducteur d'engin dont ils ignorent l'identité. Si l'on consulte la liste officielle des morts publiée quelques jours plus tard, deux chauffeurs et deux conducteurs d'engin y sont recensés. Or ces quatre hommes avaient déjà été retrouvés lorsque les pompiers signalent les deux nouveaux cadavres. Qui sont donc ces deux hommes? Impossible, aujourd'hui, de le déterminer avec précision.

5. Aucune enquête n'a été menée pour vérifier l'emploi du temps de Hassan J.

Ancien délinquant condamné pour proxénétisme, vol et viol, soupçonné d'avoir participé à un trafic de voitures avec l'Allemagne, signalé par les RG comme proche de la mouvance islamiste, il aurait dû faire l'objet d'une enquête pointilleuse... qui reste à mener. D'après plusieurs témoignages que nous avons recueillis, Hassan J., embauché par une société de sous-traitance travaillant régulièrement pour AZF, manifeste un changement d'attitude quelques jours avant l'explosion. Il «traîne dans son travail et se balade un peu partout sur le site». Il entre plusieurs fois dans l'usine avec, dans sa voiture, un passager inconnu, ce qui est rigoureusement interdit et lui vaudra des remontrances du service de sécurité. Il fait embaucher un ami le lundi 17 au matin. Guère motivé, Djilali E. ne travaille pas, participe au différend avec les camionneurs la veille de l'explosion et ne vient pas travailler le jour même, «parce qu'[il ne s'était] pas réveillé». Toujours la veille de l'explosion, Hassan J. cherche à faire embaucher une autre relation, Smaïn B. Il le fait inscrire sous un faux nom, qu'il épelle «T.r.u.c.k», et se montre très énervé quand le service de sécurité refuse de laisser entrer ce nouveau venu. Le 21 septembre, il arrive à l'usine à 4 heures du matin, comme d'habitude, mais ne commence à travailler qu'à 5 h 30. Comme la veille, lui et deux autres intérimaires traînent. Les camionneurs s'énervent. Le ton monte. «Il nous a dit qu'il était un combattant turc, qu'il faisait la guerre», raconteront les deux hommes. Et puis cette phrase du manutentionnaire: «Tu vas voir, ça va être une bonne journée! Tu t'en souviendras...»

Tous les chauffeurs impliqués dans ces altercations ont reconnu Hassan J. sur les photos d'identification. Ils reconnaissent aussi Abder T., mais signalent un troisième homme qu'ils ne retrouvent pas sur le catalogue de photos de la police. L'un des chauffeurs se souvient même de s'être colleté avec ce dernier à la sortie de l'usine, un peu avant 10 heures, le matin du 21 septembre 2001.

6. Le curieux profil de Samir A.

Ce troisième homme, est-ce Samir A.? Le SRPJ était resté plus que discret sur ce troisième intérimaire. Originaire de Borj Menaïel, en Algérie, il obtient sa carte de résident en France à la fin de 1999. Il se fait embaucher à AZF le 19 septembre pour laver les carreaux. Le vendredi 21, deux jours plus tard, il quitte l'usine à 9 h 50. Soit une demi-heure avant l'explosion. Version officielle: il avait une gastro-entérite. C'est bien possible, mais, là encore, la police se contentera des déclarations de Samir A., affirmant ensuite: «Tous ses dires étaient vérifiés et s'avéraient exacts.» Or rien n'a été vérifié.

Pourtant, les explications de Samir A. vont à l'encontre d'autres témoignages et du simple bon sens. Quelquefois, même, il ne dit pas la vérité. Ainsi, quand il quitte AZF le matin du 21 pour rentrer chez lui parce qu'il se sent trop mal, il précise: «Je ne tenais plus sur mes jambes», alors qu'un employé le voit sortir «à pas pressés». Puis, au lieu d'attendre le bus 52 devant l'usine, il s'en va à pied «chercher un autre bus» et ne prend pas la direction d'Empalot, où il dit habiter.

Une demi-heure plus tard, il arrive à la station de métro Fontaine-Lestang, à 3 kilomètres de l'usine, quand le hangar 221 explose. Or, contrairement à ce qu'il explique aux policiers, aucun bus ne peut le déposer à cet endroit, à cette heure, ce matin-là. C'est donc bien à pied que cet homme «qui ne tenait plus sur ses jambes» parcourt 3 kilomètres en une demi-heure dans une direction opposée à celle de l'usine... et à celle de son domicile.

En perquisitionnant chez lui, au début de l'enquête, la police découvre un devis de 120 000 francs pour l'achat de livres techniques sur la chimie et le génie industriel. Il explique l'avoir fait établir pour un ami. De même, on retrouve sur son compte un virement récent de 7000 francs provenant d'une banque new-yorkaise. Il parle d'un cousin, mais l'origine et la destination exactes de cet argent ne seront pas vérifiées.

Autre question: pourquoi cet étudiant qui possède des diplômes universitaires choisit-il un travail de nettoyage à AZF? Il avait déjà accepté un poste d'homme de ménage dans les labos de l'usine à la fin de juillet et au début d'août avant d'aller passer ses vacances à Borj Menaïel... qu'il dit pourtant avoir fui pour «échapper à l'intégrisme».

7. La mystérieuse disparition de 21 kilos de chrome 6

Début août: c'est à cette même époque qu'un colis contenant 21 kilos de chrome 6, un produit hautement dangereux, disparaît entre le magasin d'achats, où il a été réceptionné, et le laboratoire qui l'avait commandé. Ce puissant oxydant, utilisé pour des tests de routine, est incompatible avec les ammonitrates: il peut alors provoquer une puissante explosion à la moindre mise à feu. L'enquête interne de l'usine, au début de septembre 2001, ne permet pas de retrouver la trace de ces flacons. Après l'explosion, averti par le responsable du service Achats, le SRPJ se contentera de quelques investigations sommaires... Pourtant, à moins d'imaginer un scénario rocambolesque où les flacons de chrome auraient été pris par erreur dans le magasin d'achats de l'usine et déversés négligemment dans le hangar 221, c'est bien l'éventualité d'un acte criminel, volontaire, qui se trouve alors envisagée... A-t-on recherché des traces de chrome dans les nombreux prélèvements effectués autour du cratère? A-t-on tenté expérimentalement de reproduire une explosion avec ce produit introduit dans un tas d'ammonitrates?

«Ce dossier est déconcertant, résume Me Collard, défenseur des familles de victimes. On a sélectionné des indices, ébauché des scenarii improbables et imposé la version de l'accident avant même tout procès. La situation devient irréelle.» Me Etelin, avec son inimitable accent de faux naïf, s'étonne: «Comment peut-on qualifier d'?expertises? de telles fantaisies pseudo-scientifiques? Et là-dessus on bâtirait une thèse qui prend les allures d'une procédure réquisitoire! C'est inimaginable...» Me Soulez Larivière, défenseur d'AZF, vient de dresser une longue liste d'investigations complémentaires qu'il demande d'effectuer.

Alors que ses prédécesseurs avaient laissé l'enquête entre les mains du SRPJ, ne procédant à aucune audition en un an, le juge Perriquet a commencé les siennes. Selon les avocats, il manifesterait une impartialité totale et serait prêt à explorer toutes les pistes. Encore faudrait-il que sa saisine le lui permette. Pour le moment, elle est toujours limitée à «homicides involontaires par violation délibérée d'une obligation particulière de sécurité ou de prudence»...


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Mass Trauma
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MessagePosté le: Mer 30 Déc - 20:18 (2009)    Sujet du message: AZF Répondre en citant

AZF, un silence d'état:
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