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:: Bombes au phosphore ::

 
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Hypochrist
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MessagePosté le: Jeu 7 Jan - 11:14 (2010)    Sujet du message: Bombes au phosphore Répondre en citant

Lors de son offensive de fin 2008/ début 2009 sur Gaza, Israël a utilisé cette arme qui, par bien des aspects, s'apparente à une arme chimique.
Cette information n'a presque pas été relayée par les médias occidentaux.
Voici donc quelques données sur l'utilisation tactique de ces munitions et l'horreur qu'elle représente.



Source n°1
http://www.mouvements.info/Gaza-pourquoi-l-usage-de-bombes-au.html

Gaza : pourquoi l’usage de bombes au phosphore blanc est un crime de guerre
  

GAZA. Au cours de son attaque contre Gaza, l’armée israélienne a fait usage de munitions au phosphore blanc. Cette arme avait été utilisée par les Etats-Unis au Vietnam, par l’armée russe contre les Tchétchènes… ou par le dictateur Saddam Hussein contre les Kurdes irakiens. Malgré des dommages contre les populations similaires à ceux d’armes chimiques, le phosphore blanc est encore considéré par le droit international comme une « arme incendiaire » classique.

Les médias internationaux ont mis un certain temps pour témoigner de ce qu’un œil relativement concerné par les questions militaires a discerné dès le début des bombardements. Les avions de chasse, les hélicoptères et autres vecteurs vendus par les Etats-Unis et employés par Tsahal ont utilisé des munitions avec du phosphore blanc. Blindés et artilleurs ont suivi lors de l’attaque terrestre, infligeant aux populations de la bande de Gaza, l’une des zones les plus densément peuplée du monde, un déluge de matières hyper actives qui s’oxydent et s’enflamment au contact de l’air en dégageant une forte odeur d’ail.

L’usage de ce type d’arme est dévastateur. Les particules incandescentes de phosphore blanc – encore « affectueusement » appelé Willy Pete par les soldats britanniques lors de la seconde guerre mondiale et US au Viêt-Nam – pénètrent profondément dans la peau, jusqu’à faire fondre l’épiderme, les chairs et les os. Le phosphore blanc cause des brûlures chimiques multiples qui peuvent continuer à brûler dans le corps, même en l’absence d’oxygène extérieur. « Généralement, lorsqu’un patient présente une brûlure, on sait la soigner, et surtout il n’y a pas de détérioration, raconte le docteur Nafez Abou Shaaban, chef du service des brûlés à l’hôpital Shifa. Là, non seulement c’était impossible, mais en plus la plaie s’élargissait de plus en plus et, après quelques heures, de la fumée blanche s’en échappait. La seule solution que nous avions, était d’amener le plus rapidement possible le patient en salle d’opération ». Ces brûlures sont souvent au deuxième et troisième degré.

De la fumée sortait de son corps
Ce qu’il y a d’encore plus sournois avec ces armes, c’est que les particules de phosphore blanc se fixent sur les habits en gardant leurs capacités de destruction. Ainsi quant une première victime est touchée, il est commun que ses proches se trouvent à leur tour brûlés en tentant de lui venir en aide et en saisissant ou touchant simplement ses vêtements.

Au regard de ce descriptif clinique, les populations palestiniennes ont vécu le calvaire des bombardements auquel s’est ajouté le drame du phosphore blanc : des femmes, des enfants et des dizaines d’autres civils qui brûlent sans que leurs proches puissent efficacement leur porter secours, car il est rare que ces populations soient au fait des caractéristiques de cette arme.

Pourquoi Israël a donc utilisé ces armes ? Pour quel avantage opérationnel ? Et ce, au mépris du droit international humanitaire ? Un expert militaire israélien avance l’argument le plus souvent utilisé par les états-majors US, britannique et israélien – coutumiers du recours au phosphore blanc : « Ces explosions sont d’aspect extraordinaire, et elles produisent énormément de poussière qui aveugle l’ennemi en vue de permettre à nos forces d’avancer ».

Secouer et faire cuire
L’autre argument qu’avancent très régulièrement les militaires est celui d’éclairer les positions adverses pour mieux les atteindre. Dans l’obscurité, en explosant, les munitions de phosphore blanc dégagent une intense lumière blanche. Cet avantage opérationnel est à pondérer, voire à contester. Il existe d’autres types d’armes qui permettent soit d’éclairer ou d’assombrir des positions sans de telles conséquences sur les populations civiles. De plus, aujourd’hui toutes forces armées modernes disposent de très nombreux dispositifs de vision nocturne (infrarouge, amplificateur de lumière…). Surtout, comment un avantage opérationnel peut-il justifier l’usage de telles armes dans des zones aussi densément peuplées ? D’autant plus que le droit international humanitaire impose de proportionner l’usage d’armes ou de techniques de guerre en fonction des buts à atteindre et des risques qu’elles font courir aux populations civiles.



L’intérêt tactique réel est à chercher ailleurs, dans les commentaires qui ont suivi l’attaque et le massacre de Falloujah par la 1ère force expéditionnaire des marines US, du 8 au 20 novembre 2004 dans le très « réputé » magazine Field Artillery : « Le phosphore blanc s’est révélé être des munitions efficaces et polyvalentes. Nous l’avons utilisé (…) plus tard durant les combats, comme une puissante arme psychologique contre les insurgés dans les lignes de tranchée et les tunnels lorsque nous ne pouvions pas agir avec des munitions explosives. C’était des missions “Secouer et faire cuire” contre les insurgés, avec usage de phosphore blanc pour les débusquer et des munitions explosives pour les éliminer. ». Ceci nous indique trois choses essentielles.

Ce que recherchent les armées US et israéliennes sont les effets particulier du phosphore blanc : sa grande capacité de destruction matérielle et, surtout, ses effets psychologiques considérables sur les populations civiles comme sur les forces combattantes. Il convient de terroriser l’ennemi, qu’il s’agisse des forces combattantes comme des populations civiles sensées les soutenir explicitement ou implicitement. C’est la continuité d’une doctrine militaire US – adoptée par les forces armées israélienne – plus générale : Shock and awe, littéralement choc et effroi.

Grozny, Falloujah, Beyrouth, Gaza…
L’attaque israélienne sur Gaza a ainsi fait réagir le général italien Fabio Mini, ancien chef d’état-major de l’Otan pour les pays du sud de la Méditerranée et commandant des forces du maintien de la paix au Kosovo : « En Tchétchénie, en Afghanistan, au Liban et tout récemment à Gaza, la stratégie délibérée de frapper les civils pour affaiblir le soutien de la population aux insurgés, aux rebelles et aux dits terroristes est une autre régression, qui nous ramène aux guerres contre-révolutionnaires – qui, du reste, ont toujours abouti à la victoire des rebelles – et aux exactions du temps des occupations coloniales. Le recours à la propagande pour justifier et dissimuler ces régressions a des airs de déjà-vu. Les noms et les méthodes ont changé mais les effets sont toujours les mêmes. La guerre psychologique visant à démontrer que les civils ne font pas partie de nos objectifs mais sont les victimes de l’adversaire qui s’en sert comme boucliers n’a pas changé depuis des millénaires, et c’est pourquoi l’ennemi a toujours été un scélérat. »

Cela n’est en rien nouveau. Les forces armées coloniales reproduisent les mêmes méthodes opérationnelles, issues des mêmes doctrines tactiques. C’est aussi vieux que la guerre elle-même. Ce qui a marché pour écraser la résistance des peuples ici sera reproduit là. Les méthodes contre-insurrectionnelles mises en oeuvre par l’armée française en Indochine et en Algérie sont encore enseignées dans les écoles de guerre de par le monde. L’armée US s’en inspire encore largement. Il en est de même pour les méthodes mises en oeuvre par l’armée coloniale britannique en Malaisie, mais aussi pour celles expérimentées par l’armée russe contre les tchétchènes et celles développées par l’armée israélienne contre la résistance palestinienne et libanaise. Les Etats-Unis ont ainsi répliqué sur les terrains irakien comme afghan les doctrines et méthodes de Tsahal, qui à son tour utilise ces méthodes US « mises à jour » dans les territoires occupés et au Liban. La boucle est bouclée.

80% des victimes de guerre sont des civils
Saddam Hussein utilisa lui aussi des bombes à phosphore blanc contre son propre peuple (plus particulièrement les kurdes) aux plus sombres heures de son règne. Bégaiement de l’histoire au détriment du peuple irakien : les troupes US firent de même durant leur occupation de l’Irak. Utilisant contre le peuple qu’elles étaient sensées libérer les mêmes armes que le dictateur qui l’opprimait. En décembre 1994, en Tchétchénie, durant les combats dans Grozny, les mortiers des forces russes firent fondre sur cette ville martyre un déluge de feu de phosphore blanc et rouge. Quant à Israël, l’état Hébreux n’en est pas à son premier usage de cette terrible arme. Tsahal fit à deux reprises usage de phosphore blanc au Liban : durant le siège de Beyrouth en 1982 et lors de son agression de 2006. Et aujourd’hui Gaza. L’impérialisme souffre de mimétisme militaire et politique.

Le dernier enseignement lié à l’emploi de minutions au phosphore se situe à un échelon global et concerne l’évolution générale des conflits « modernes ». Cette évolution s’inscrit dans le cadre de l’explosion de ce que l’on qualifie (excessivement) de conflits asymétriques. Malgré ce que tente de nous faire croire la propagande militaire, vantant ses armes de haute précision chirurgicale, les nouvelles guerres sont effroyablement meurtrières… pour les civils.

C’est ainsi qu’en 1999, dans son livre New & Old wars, Mary Kaldor, directrice du Centre for the Study of Global Governance (London School of Economics and Political Science), avançait déjà : « Essentiellement, ce qui était considéré comme des effets collatéraux indésirables et illégitimes des anciennes guerres sont devenus le principal mode de combat des nouvelles guerres. (…). Le modèle de violence des nouveaux types de guerre est confirmé par les statistiques des nouvelles guerres. La tendance à éviter les confrontations et à diriger la majeure partie de la violence contre les civils est démontrée par la croissance dramatique du ratio de civils dans les victimes militaires. Au commencement du 20ème siècle, 85-90% des victimes de guerre étaient des militaires. Durant la Seconde guerre mondiale, près de la moitié des morts étaient des civils. A la fin des années 1990, les proportions d’il y a cent ans se sont presque exactement inversées, et de nos jours près de 80% de toutes les victimes de guerre sont des civils. »

Une analyse partagée par le général italien Fabio Mini : « La réalité, c’est que les victimes civiles, au mépris de toutes les règles du droit international, des codes militaires et des usages de la guerre, sont redevenues le véritable objectif des guerres. On est revenu à la destruction "structurelle" de la Seconde guerre mondiale, avec ses tapis de bombes, et du Vietnam avec le napalm. »

Une arme chimique ou « seulement » incendiaire ?
Que dit le droit international et que peut-il nous permettre de faire face à des tels actes ? Le droit en la matière est principalement régi par la Convention sur l’interdiction ou la limitation de l’emploi de certaines armes classiques « qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination », signée le 10 octobre 1980 et entrée en vigueur le 2 décembre 1983. A cette convention est adossé le Protocole III sur l’interdiction ou la limitation de l’emploi des « arme incendiaire », qui détermine le régime du droit en matière d’utilisation de phosphore blanc. Et bien, le droit, comme il est coutume dans ce genre de situation, porte à controverse.

Tout d’abord, il est difficilement concevable que le droit international qualifie les armes au phosphore blanc d’armes incendiaires et non d’armes chimiques, l’utilisation des premières jouissant d’un régime juridique moins strict que les secondes. Lorsque l’on constate les effets décrits plus haut, il est difficilement concevable de considérer ces armes comme n’appartenant pas à la catégorie des armes chimiques. D’autant plus que la définition de ce qu’est une arme chimique selon la Convention sur l’Interdiction des Armes Chimiques (CIAC), du 13 janvier 1993, correspond parfaitement aux armes au phosphore blanc . C’est bien dans ce sens que les Etats-Unis – ainsi que d’autres pays européens – ont condamné l’emploi par Saddam Hussein d’ « armes chimiques » contre son peuple, en parlant de phosphore blanc.

Autres éléments objectifs, Israël – à l’instar des Etats-Unis – n’a pas signé le Protocole III. Mais même cette convention présente des dispositions trop restrictives. Elle interdit l’utilisation des armes incendiaires contre des civils ou contre des cibles militaires situées à l’intérieur de concentrations civiles. Restriction importante, le texte ne couvre que les armes utilisées intentionnellement pour incendier une cible mais pas celles qui les enflamment de manière collatérale. Ainsi, aux termes du Protocole, les dispositifs utilisant du phosphore blanc pour ses propriétés fumigènes ou éclairantes peuvent être utilisées.

Tsahal s’est engouffrée dans cette brèche du droit international humanitaire. Ainsi l’armée israélienne assure que l’utilisation de ses armes « s’exerce dans le cadre des frontières légales du droit international ». Et Mark Regev, porte-parole du Premier ministre Ehud Olmert, de préciser à l’AFP : « Ces munitions utilisées par Israël sont similaires si ce n’est identiques à celles utilisées par toutes les démocraties occidentales, y compris les états membres de l’OTAN ». Nous tombons ici dans la subjectivité de l’interprétation du droit international. Il est établi que les munitions au phosphore blanc ont été utilisées dans une zone extrêmement densifiée ; il est également établi que, à maintes reprises, l’armée israélienne a volontairement visé des bâtiments civils (écoles, hôpitaux, habitations…) sous prétexte que des tirs ennemis émanaient de leur immédiate proximité. Comment peut-on alors considérer que Tsahal n’a pas intentionnellement utilisé ces armes ?

L’organisation humanitaire Human Rights Watch estime de son côté que le droit international coutumier, au sens défini par la Cour international de Justice, interdit bel et bien l’utilisation des armes au phosphore blanc dans un endroit aussi densément peuplé que la bande de Gaza.

Israël et ses soldats sont confrontés à des demandes de poursuites pour crimes de guerres qui émanent d’individus ou d’organisations non gouvernementales. Il paraît évident que l’usage intentionnel, disproportionné et inconsidéré du phosphore blanc contre des populations civiles de Gaza relève de cette qualification juridique. Il revient désormais aux Etats et autres organisations internationales, ainsi qu’aux instances judiciaires internationales de relever deux défis majeurs : faire évoluer le droit international humanitaire au moins aussi vite qu’évoluent les doctrines et pratiques militaires et, traiter l’Etat d’Israël comme tout autre état dans le monde.


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MessagePosté le: Jeu 7 Jan - 11:14 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Hypochrist
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MessagePosté le: Jeu 7 Jan - 12:24 (2010)    Sujet du message: Bombes au phosphore Répondre en citant

Source n°2
http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/200901/19/01-818970-lu…

L'utilisation de phosphore par Israël à Gaza est «indéniable»




L'utilisation par l'armée israélienne de bombes au phosphore dans la bande de Gaza est «claire et indéniable», a assuré lundi l'organisation Amnesty International, dont une équipe s'est rendue dans le territoire palestinien, accusant l'Etat hébreu de «crime de guerre».

«Hier (dimanche), nous avons vu des rues jonchées de débris, qui prouvent l'utilisation de phosphore blanc, y compris des particules incandescentes et des restes d'obus tirés par l'armée israélienne», a déclaré Christopher Cobbsmith, expert en armement qui faisait partie de l'équipe d'Amnesty, comptant quatre personnes, selon un communiqué de l'ONG.

«Le phosphore blanc est une arme qui déclenche un écran de fumée pour (cacher) le mouvement des troupes au sol, a-t-il expliqué. C'est un engin incendiaire très puissant, qui explose en l'air et dont l'effet est tel qu'il ne devrait jamais être utilisé dans des zones peuplées de civils».

L'exposition à ce produit toxique peut se révéler fatale. Il peut provoquer des brûlures de la peau et endommager le foie, le coeur ou les reins.

L'équipe d'Amnesty affirme avoir trouvé des particules de phosphore et des obus qui les contenaient à l'intérieur et à proximité de maisons et bâtiments.

«Une telle utilisation, intensive, de cette arme dans les quartiers très peuplés de Gaza est faite par définition de manière indiscriminée. Son utilisation répétée (...) est un crime de guerre», a déclaré Donatella Rovera, qui travaille pour Amnesty en Israël et dans les territoires palestiniens.

Les forces israéliennes ont tiré trois obus au phosphore contre le complexe de l'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) à Gaza-ville, le 15 janvier, a ajouté l'ONG.

Les bombes au phosphore blanc ne sont interdites par aucun traité international, en dépit de leur caractère controversé.

La manière dont ces armes incendiaires servant également à éclairer le champ de bataille sont utilisées est en revanche réglementée par la Convention sur les armes classiques de 1980, plus spécifiquement par le protocole III «sur l'interdiction ou la limitation des armes incendiaires», entré en vigueur en 1983 mais qu'Israël n'a pas souscrit.

Le texte prohibe leur utilisation dans les zones peuplées de civils.

Accusée à plusieurs reprises d'avoir utilisé de telles armes, l'armée israélienne a affirmé n'utiliser que des armes non-prohibées par les conventions internationales.



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Hypochrist
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MessagePosté le: Jeu 7 Jan - 15:18 (2010)    Sujet du message: Bombes au phosphore Répondre en citant

Source n°3
http://www.mvtpaix.org/communiques/2009/armestoxiquesgaza-2009.php

Utilisation d’armes toxiques et illégales à Gaza ?

Le Mouvement de la Paix demande la mise en place d’une commission d’enquête internationale indépendante


Suite aux informations alarmantes de l’organisation humanitaire Human Rights Watch (HRW) et de médecins norvégiens présents à Gaza, sur l’emploi d’armes toxiques (bombes à phosphore et DIME), le Mouvement de la Paix s’inquiète de l’utilisation possible de ces armes et alerte sur les ravages irrémédiables provoqués sur les habitants de Gaza.




De forts soupçons pèsent sur l'armée israélienne qui utiliserait des obus au phosphore blanc, substance extrêmement toxique capable de provoquer de terribles brûlures, ainsi que des lésions mortelles aux poumons, aux reins et au foie. L’utilisation de ces armes vient contredire l’argumentaire officiel selon lequel cette intervention militaire israélienne serait destinée « à désarmer le Hamas ». « A qui fera-t-on croire que ces armes ne sont pas dirigées contre les civils ? » dénoncent Arielle Denis et Pierre Villard co-présidents du Mouvement de la paix.

« Le fait qu’Israël n’ait pas signé le protocole III de la Convention sur les armes conventionnelles de 1980 interdisant l’utilisation de ce type d’armes incendiaires à l’encontre des populations civiles, ne rend pas pour autant légale son utilisation par l’Etat d’Israël » insistent les dirigeants pacifistes.

De plus, deux médecins norvégiens de l’ONG Norwac, ayant passé dix jours à Gaza, soupçonnent l'armée israélienne d’utiliser des explosifs DIME (Dense Inert Metal Explosive «explosif à métaux denses et inertes»), explosifs engendrant une nuée de particules incandescentes qui pénètrent, coupent et brûlent leurs victimes jusqu’aux os provoquant la nécrose des membres et augmentant considérablement le risque de cancers.

Au vu de ces informations alarmantes, le Mouvement de la Paix demande que toute la lumière soit faite sur l’utilisation de telles armes par l’armée israélienne à l’encontre des civils de Gaza.

« Seule une enquête internationale indépendante est à même de déterminer la réalité de ces accusations » affirment Arielle Denis et Pierre Villard. « Pour cela nous demandons le respect du droit des médecins, des humanitaires et des journalistes à circuler librement dans la bande de Gaza ».

NB : Ces demandes s'inscrivent dans l'action globale du Mouvement de la Paix en faveur d'un cessez le feu immédiat, de la mise en œuvre d'une assistance humanitaire massive des populations de Gaza et de l'engagement de véritables négociations de paix. Voir site internet : www.mvtpaix.org

Télécharger le tract du Mouvement de la Paix (pdf)
http://www.mvtpaix.org/fichiersdownload/actualite/TractProcheOrientjanv2009…

Télécharger la lettre à envoyer au Président de la République (pdf)
http://www.mvtpaix.org/fichiersdownload/actualite/IsraelPalestine-lettreaup…


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Karl
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MessagePosté le: Jeu 7 Jan - 15:54 (2010)    Sujet du message: Bombes au phosphore Répondre en citant

Operation "Plomb Durci", une image que n'ont pas montré les journaux télévisés occidentaux:



Les blessures atroces provoquées par le phosphore sur le dos d'un enfant de Gaza


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Karl
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MessagePosté le: Jeu 7 Jan - 15:56 (2010)    Sujet du message: Bombes au phosphore Répondre en citant

Par Reuters, publié le 25/03/2009 à 16:09
JERUSALEM - L'organisation Human Rights Watch (HRW) accuse l'armée israélienne de crimes de guerre à Gaza pour avoir utilisé des munitions au phosphore blanc lors de son offensive dans le territoire palestinien.



Selon l'organisation de défense des droits de l'homme, l'armée israélienne savait que ce type d'armes menaçait directement la population civile, mais elle a continué sciemment de les utiliser jusqu'à la fin de ses opérations, le 18 janvier, "en violation des lois de la guerre".

Les projectiles au phosphore blanc ne sont pas considérés comme des armes chimiques. Cette substance s'enflamme facilement dès lors que l'air ambiant dépasse les 30°C, et les flammes produites peuvent être difficiles à éteindre.

Les organisations de défense des droits de l'homme appellent depuis longtemps à l'interdiction des munitions au phosphore blanc, affirmant qu'elles causent des souffrances excessives par brûlures.

"A Gaza, l'armée israélienne n'a pas seulement utilisé du phosphore blanc dans des zones non habitées en tant qu'écran de protection pour ses troupes", a déclaré Fred Abrahams, chercheur à HRW.
"Elle a tiré à plusieurs reprises des obus à phosphore blanc sur des zones densément habitées, même lorsque ses troupes n'étaient pas dans cette zone et que des obus fumigènes, plus sûrs, étaient disponibles. Des civils en ont souffert ou sont morts inutilement", a-t-il ajouté.

HRW ne donne aucun chiffre sur les victimes des tirs au phosphore blanc, estimant qu'il est difficile de déterminer si ce produit est impliqué ou non dans les brûlures subies.
L'ONG dit avoir récupéré des obus, des boites et des dizaines d'engins au phosphore blanc dans les rues, sur les toits et dans les cours d'immeuble de Gaza ainsi que dans une école gérée par les Nations unies.
Elle demande à la hiérarchie militaire israélienne de répondre de ses actes et aux Etats-Unis, qui ont fourni les obus, de mener une enquête.
L'état-major israélien a annoncé fin janvier qu'il menait ses propres investigations dont les résultats n'ont pas encore été publiés.


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Karl
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MessagePosté le: Jeu 7 Jan - 15:58 (2010)    Sujet du message: Bombes au phosphore Répondre en citant

Preuve indiscutable du tir de munitions au Phosphore sur les habitations à Gaza:



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MessagePosté le: Jeu 7 Jan - 17:34 (2010)    Sujet du message: Bombes au phosphore Répondre en citant

DIME: Dense Inert Metal Explosive 
 


Des médecins évoquent l'usage "d'un nouveau type d'arme" à Gaza

LE MONDE
12.01.09

Al-Arish (Egypte), envoyée spéciale

Des blessés d'un type nouveau – adultes et enfants dont les jambes ne sont plus que des trognons brûlés et sanguinolents – ont été montrés ces derniers jours par les télévisions arabes émettant de Gaza.
Dimanche 11 janvier, ce sont deux médecins norvégiens, seuls occidentaux présents dans l'hôpital de la ville, qui en ont témoigné.
Les docteurs Mads Gilbert et Erik Fosse, qui interviennent dans la région depuis une vingtaine d'années avec l'organisation non gouvernementale (ONG) norvégienne Norwac, ont pu sortir du territoire la veille, avec quinze blessés graves, par la frontière avec l'Egypte. Non sans ultimes obstacles : "Il y a trois jours, notre convoi, pourtant mené par le Comité international de la Croix-Rouge, a dû rebrousser chemin avant d'arriver à Khan Younès, où des chars ont tiré pour nous stopper", ont-ils dit aux journalistes présents à Al-Arish.

Deux jours plus tard, le convoi est passé, mais les médecins, et l'ambassadeur de Norvège venu les accueillir, furent bloqués toute la nuit "pour des raisons bureaucratiques" à l'intérieur du terminal frontalier égyptien de Rafah, entrouvert pour des missions sanitaires seulement. Cette nuit-là, des vitres et un plafond du terminal furent cassés par le souffle d'une des bombes lâchées à proximité.

"A 2 MÈTRES, LE CORPS EST COUPÉ EN DEUX ; A 8 MÈTRES, LES JAMBES SONT COUPÉES, BRÛLÉES"
"A l'hôpital Al-Chifa, de Gaza, nous n'avons pas vu de brûlures au phosphore, ni de blessés par bombes à sous-munitions. Mais nous avons vu des victimes de ce que nous avons toutes les raisons de penser être le nouveau type d'armes, expérimenté par les militaires américains, connu sous l'acronyme

Petites boules de carbone contenant un alliage de tungstène, cobalt, nickel ou fer, elles ont un énorme pouvoir d'explosion, mais qui se dissipe à 10 mètres. "A 2 mètres, le corps est coupé en deux; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres d'aiguilles. Nous n'avons pas vu les corps disséqués, mais nous avons vu beaucoup d'amputés. Il y a eu des cas semblables au Liban sud en 2006 et nous en avons vu à Gaza la même année, durant l'opération israélienne Pluie d'été. Des expériences sur des rats ont montré que ces particules qui restent dans le corps sont cancérigènes", ont-ils expliqué.

Un médecin palestinien interrogé, dimanche, par Al-Jazira, a parlé de son impuissance dans ces cas : "Ils n'ont aucune trace de métal dans le corps, mais des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort, nous ne pouvons rien faire."
Selon la première équipe de médecins arabes autorisée à entrer dans le territoire, arrivée vendredi par le sud à l'hôpital de Khan Younès, celui-ci a accueilli "des dizaines" de cas de ce type.

Les médecins norvégiens, eux, se sont trouvés obligés, ont-ils dit, de témoigner de ce qu'ils ont vu, en l'absence à Gaza de tout autre représentant du "monde occidental" – médecin ou journaliste :
"Se peut-il que cette guerre soit le laboratoire des fabricants de mort ? Se peut-il qu'au XXIe siècle on puisse enfermer 1,5 million de personnes et en faire tout ce qu'on veut en les appelant terroristes ?"

Arrivés au quatrième jour de la guerre à l'hôpital Al-Chifa qu'ils ont connu avant et après le blocus, ils ont trouvé un bâtiment et de l'équipement "au bout du rouleau", un personnel déjà épuisé, des mourants partout. Le matériel qu'ils avaient préparé est resté bloqué au passage d'Erez.

"Quand cinquante blessés arrivent d'un coup aux urgences, le meilleur hôpital d'Oslo serait à la peine

A ce moment de son récit, la voix du docteur Gilbert vacille. "Vous voyez, se reprend-il en souriant calmement, moi aussi…".
 
Sophie SHIHAB



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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:04 (2017)    Sujet du message: Bombes au phosphore

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